les frontières invisibles

Hier, je suis passée au jardin Villemin. les Parisiens avec leurs enfants occupaient les espaces verts, et  les réfugiés, sur le côté, étaient regroupés sur le terrain de Hand. Chacun son espace. Comme si une frontière invisible séparait efficacement le monde des nomades et ceux des sédentaires. 

J’ai repensé à une étrange discussion que j’ai eu vendredi au téléphone avec une responsable d’une grande association spécialisée dans l’accueil des réfugiés qui me demandait de lui trouver au plus vite « mon ami » Mohamed pour participer à une émission « parce que ce serait bien quand même d’entendre parfois les réfugiés ». Etrange demande ! Mohamed n’a pas de téléphone, je le rencontre la plupart du temps par hasard en allant au jardin ou au centre d’accueil… Mais qui révèle dans quel monde de dingues nous vivons où même les associations ne créent plus de liens avec les gens qu’elles sont censés protéger…

Olivier Jobard/MDM/SIPA

Olivier Jobard/MDM/SIPA

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Classé dans les Parisiens et les exilés

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